Pour ce nouvel album, Steeve a choisi de suivre justement ses désirs d'ado en allant goûter les délices et les délires d'Hollywood et enregistrer à Los Angeles aux mythiques Conway Studios. Il s'est entouré de musiciens américains qui ont jugé sa musique sur pièce, des collaborateurs de Good Charlotte ou Goldfinger. Il a mené chaque note et chaque intention au bout de ses envies et a été épaulé par le talentueux Mike Fraser (AC/DC, Metallica, Aerosmith...). Le rock en langue universelle et la guitare en bandoulière, jamais Steeve ne s'est aussi bien fait comprendre.
Poison idéal est l'album d'un artiste passionné qui n'a jamais renoncé à ses rêves de gosse et a su tenir bon le cap. Steeve ne demande qu'un peu de neutralité. Il est inclassable ? Tant mieux, il n'y a rien qu'il exècre plus que les étiquettes. Lui reste ce mélange de fragilité et de solidité, de susceptibilité et de sang froid. Entre le diable blanc et l'« ange noir ». Logique après tout, puisque « dans chaque enfer, il y a un paradis » (« Bomb Baby »). En tous cas diablement rock'n'roll.
